nouveau départ...

nouveau départ...
Besoin de changement...
C'est maintenant qu'une page se tourne, et que j'en écris une autre...
# Posté le vendredi 22 février 2008 06:58
Modifié le mercredi 17 décembre 2008 06:56

j'en ai marre!

j'en ai marre!
Comment vous expliquer clairement ma maladie? Je ne sais pas vraiment par où commencer... Il y a dix ans en arrière, j'ai eu une entorse à la cheville gauche. Depuis, un blocage s'est installé peu à peu, et plus les années passaient, plus la douleur augmentait, et moins je pouvais bouger ma cheville. Ayant vu une osthéopathe qui m'avait dit deux mois après l'accident que j'avais "l'os bloqué dans le talon", j'étais persuadée que la douleur et le blocage provenaient de là, donc je n'ai pas cherché plus loin. J'ai continué à faire du sport pendant tout ce temps, sans faire attention à ma douleur. Et puis l'été dernier, elle est devenue peu à peu insupportable, à tel point que ça me réveillait la nuit.
Après avoir passé quelques examens qui n'ont rien donné, on pensait à une algodistrophie (maladie qui bouffe le calcium de l'os pour le fragiliser); du coup, j'ai eu droit à des séances de kiné, et des piqûres de calcium tous les jours, histoire de compenser... Et bien entendu, interdiction de faire du sport pendant un an. Mais la douleur étant encore là, et de plus en plus forte, il a fallu que mon médecin m'envoie chez un spécialiste des membres inférieurs pour voir ce que j'avais. Il m'osculte, regarde mes radios, mon IRM, et trouve enfin ce que j'ai.
Le verdict tombe comme un poignard sur mon coeur : synostose calcanéo-naviculaire. Maladie qui fait que deux os se sont soudés en un seul. D'après le spécialiste, mon entorse en était responsable. Il a fallu trouver des médicaments assez puissants pour tenter de calmer la douleur. Malheureusement, elle augmente un peu plus chaque jour, m'empêchant d'apprécier tout ce que je fais. Je suis même obligée d'avoir au moins une béquille pour m'aider à marcher, sans quoi ma cheville s'écroule sous mon poids.
Entre temps, on a cherché quelles solutions existent pour ma maladie (qui est extrêmement rare, et encore plus pour mon âge). Il n'y en a que deux. Ce sont deux opérations. La première consiste à retirer toute la partie soudée, ainsi que 5 mm de chaque côtés des deux os, et attendre 3mois minimum, voir si les os ne se ressoudent pas. Avec cette opération, j'aurai 2semaines de plâtre, et 4semaines de plâtre en résine. Si l'opération fonctionne, je retrouve une cheville presque "normale". Mais si elle échoue, c'est-à-dire si les deux os se ressoudent en un seul, je subi une triple-arthrodèse, qui elle, consiste à bloquer le reste de ma cheville (vu qu'une partie l'est déjà) afin de soulager ma douleur. Mais ce blocage sera tel, que ma cheville ne sera plus qu'un bloc de béton, à vie.
Le 9 mai, je subi la "petite opération" à la Clinique Générale d'Annecy. J'ignore combien de temps j'y resterai, mais la seule chose que j'espère, c'est que tout ceux qui liront cet article me soutiendront (ne serait-ce que moralement) lors de cette épreuve. Je vais avoir du mal à m'en sortir toute seule, je l'avoue... Je ne suis pas assez forte pour me dire que tout ira bien, et que la petite opération marchera. Surtout qu' apparemment, la maladie ne date pas de mon entorce : c'est une anomalie de naissance. Et le fait que je sois jeune n'aide pas vraiment à la réussite de l'opération.
Pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur moi? Certes, ça pourrait être pire, mais c'est ce que je me suis toujours dit chaque fois que quelque chose n'allait pas. Cette fois-ci, j'ai envie de savoir. Que se cache-t-il derrière cette maladie? Qu'est-ce-qui m'attend après? Je ne sais plus quoi penser de tout ça. Et cette putain de douleur qui est là en permanence! Elle me rappelle quotidiennement que souffre, autant psychologiquement que physiquement parlant. Vous qui venez de lire cet article, aidez-moi... Je suis totalement perdue dans mes problèmes. Et je reste là comme une idiote à souffrir en silence. Je retiens mes larmes, sans quoi elles couleraient en permanence. J'aimerai vous assurer que tout se passera bien, et que j'irai sur le billard confiante, mais je ne peux pas. J'aimerai vous dire que je vais beaucoup mieux, mais je ne peux pas. C'est comme si cette douleur qui cisaille ma cheville n'était qu'en parfaite cohésion avec mon moral. Alors je vous pose la question suivante : ai-je le droit de rêver? pourrai-je être heureuse un jour? °J-30°
# Posté le mardi 25 mars 2008 18:58
Modifié le mardi 29 avril 2008 11:39

il était une fois...

il était une fois...
Il était une fois... c'est comme ça que toute histoire commence. Chacun vit à sa manière, mais au final, on a tous le même début. On part avec des espoirs, des rêves, des envies. On se permet d'espérer, d'adorer, d'aimer plus qu'à la folie... On se construit une vie, du moins un bout de vie qui s'accroit avec le temps, et qui laisse des traces sous forme de souvenirs. On enchaine les connaissances, les rencontres, et certaines restent plus longtemps que d'autres. Tant que l'on a pas connu de déceptions, on s'entoure d'un nid bien douillet qui nous protège de tout. On croit que la vie est belle, que les princes charmants existent, et qu'on peut rêver sans peur.
Pourtant, il arrive un jour où quelque chose nous déçoit. Là, on commence à se dire que la vie n'est pas si bien que ça. On verse nos premières larmes de détresse, et on prie je ne sais pas quel dieu pour qu'elles cessent, et ne reviennent jamais. Mais elles reviennent. Parce-qu'on est à l'abri de rien. Alors on se pose de plus en plus de questions. On en vient même à se demander si l'on a notre place sur cette planète.
Et puis un beau jour, alors que l'on commence sérieusement à broyer du noir, quelque chose (ou quelqu'un) vient nous remonter le moral, à tel point que l'on ose croire au bonheur. On se dit même que la vie vaut d'être vécue, et que finalement, on a le droit d'exister. On se remet à aimer, à espérer, à rêver. On fait des projets d'avenir, on se fonde une vie qui au fond, ne sera jamais la nôtre.
Mais tout s'effondre. Tout ce en quoi on croyait n'a plus aucun sens. Le monde s'écroule autour de nous, on ne jure que par nos larmes, nos journées se résument à des envies de fuir, de tout quitter pour trouver mieux ailleurs. Alors des tonnes de questions nous assaillent : à quoi bon? que faire? pourquoi? pour qui? Et là, on se laisse plonger dans des réflexions morbides à n'en plus finir. La vie vaut-elle vraiment la peine d'être vécue? Mérite-t-on de souffrir autant pour le peu de temps que l'on passe sur cette terre? Ne vaut-il pas mieux de partir maintenant pour faire cesser la douleur? Beaucoup de gens répondront que c'est mieux de vivre, car notre passage sur terre est court, et qu'il faut en profiter. Mais s'il faut choisir entre une vie difficile et courte, et une mort paisible et infinie, il y a de quoi réfléchir à deux fois avant de donner sa réponse.
Je sais, je suis pessimiste, et alors? Je vais sûrement choquer certains d'entre vous, mais qu'est-ce-que j'y peux? Je vais mieux en ce moment, soyez rassurés, mais il n'empêche que parfois, tout me revient en tête, et le couteau qui était planté dans mon coeur depuis longtemps revient, et me fait encore plus de mal. Et comme si ça ne suffisait pas, ma cheville fait des siennes en permanence et me rappelle que la douleur est mon quotidien. Alors... à quoi bon se battre? Que faire pour m'en sortir? Pourquoi? Pour qui?
°parce-qu'on a tous le droit d'avoir peur de vivre°
# Posté le mercredi 02 avril 2008 13:44

l'Homme? fidèle?

l'Homme? fidèle?
Etant petite, j'ai fait l'erreur de croire que les contes de fée étaient réels. Par la suite, on a voulu me faire croire qu'ils pouvaient l'être. Mais c'est faux! Qui peut prétendre aimer quelqu'un à vie? Qui peut dire sans honte que l'amour est éternel? Le sentiment l'est, puisqu'il parcourt les années, les siècles, les millénaires, et qu'il touche chacun d'entre nous.
Mais pouvons-nous dire sans craindre d'être malhonnête, que lorsqu'on aime quelqu'un, c'est pour la vie? Que l'on peut lui rester fidèle à vie? Il y en a qui me disent qu'ils en auraient été capable, si la personne n'était pas partie. Mais plus j'y réfléchis, et plus je me dis que c'est tout simplement impossible. Imaginez un instant que la première personne que vous aimez, la toute première, c'est la personne avec qui vous vivrez, et que vous ne quitterez que lorsque vous serez mort... Vous y croyez? Bien sûr que non! Ne vous voilez pas la face, on ne reste pas éternellement avec la même personne!
Alors on peut se demander quelle place peut avoir l'amour dans tout ça. Si on attend de toute relation amoureuse qu'elle dure, peut-on vraiment se dire qu'un jour, on connaitra un amour stable? Rien n'est sûr. Je ne remet pas le sentiment amoureux en cause, je me demande simplement si l'homme est capable d'aimer. Ce sentiment exige un certain comportement que nous n'avons pas. Ce n'est pas de notre faute, si la nature nous a donné un caractère instable.
Oserai-je croire en ces "je t'aime", qui me faisaient si chaud au coeur quelques mois plus tôt? Je ne sais plus. J'ai pourtant envie d'aimer, de donner ce que je suis, de prendre ce qu'on m'offre, mais à quel prix? Si la souffrance est plus forte que l'amour, cela ne signifie-t-il pas que nous sommes voués à détruire ce si beau sentiment? Mais alors que faire? Ma vision de l'amour est ébranlée, transformée à tel point que j'y vois presque plus clair. Ca vous étonne? Je ne veux plus croire en la fidélité de chacun d'entre nous. Chaque relation durera le temps qu'il faudra, tant que l'amour reste. Inutile de faire des projets, inutile de croire que l'amour durera six mois, un an, ou plus. Il ne me reste plus qu'à vivre au jour le jour, et apprécier chaque minute passée avec toi.
Il est impossible de fuir la douleur provoquée par une rupture, mais au moins, le fait d'éviter les projets et les rêves irréalisables, retire déjà la douleur de toutes ces choses qui s'effondrent. Que faire des promesses? Pouvons-nous encore y croire? Pourrons-nous aimer comme il le faut? Dure dure de philosopher sur un tel sujet...
Un jour, un grand philosophe a dit : °l'erreur est de croire en la fidélité de l'Homme...° a-t-il raison de penser cela?
# Posté le mercredi 02 avril 2008 17:33

juste apprendre à vivre...

juste apprendre à vivre...
Ce soir encore, je devrais être au lit. Mais qu'est ce que je fais là? Depuis le mois de février, j'accumule la fatigue, je me couche tard, je me lève tôt (histoire de ne pas perdre de temps)... Bref, je ne perds pas une minute de mes journées. Je les traine au maximum, en me laissant plonger dans un fatigue interminable. C'est pas bon, je sais bien (surtout avant le bac! mais arrêtez de faire du bachotage voyons!) mais j'en ai besoin. Parce-que ça fait longtemps que je ne me suis pas permis de faire de telles choses, parce-que ça fait longtemps que j'ai pas appris à vivre à 100 à l'heure.
Ce soir, j'ai juste envie de me dire que je peux commencer à vivre, enfin... J'ai séché mes larmes, même si elles reviennent de temps en temps; j'ai pris de bonnes résolutions (un peu en retard certes); je me suis posé tout un tas de questions auxquelles je n'ai pas encore trouvé de réponses (mais c'est pas faute d'avoir essayé, non? )... Bref.
En fait, j'ai juste envie de crier au monde entier que ce soir, je souris. C'est tout? Bah oui, enfin... non, mais pour le moment, c'est tout ce que je peux dire. Parce-que ce sourire est incertain, neuf, et qu'il est encore très sensible à ce qui m'entoure. Il suffit d'une seule larme pour le faire disparaitre. Mais ce soir, je n'ai rien qui me vienne en tête qui puisse me faire verser une larme. Alors je souris. Parce-que ça fait longtemps que j'ai pas confiance en moi, et que pour une fois, j'ai envie de me prendre en main. Pour une fois, j'ai envie de sentir cet irrésistible sourire naitre et rester sur mes lèvres. J'ai peur d'être heureuse, parce-que j'ai peur de tomber de haut, encore une fois. Alors j'essaie tant bien que mal de me protéger, pour éviter un trop grand malheur (je ne veux pas d'un autre : "j'préfère la solitude"!). Je me renferme sur moi-même, je me recroqueville dans mes retranchements les plus stricts, et je tais toute envie de changer. Mais ce soir... Ce soir, je suis seule une fois de plus devant le pc, et j'ai ce sourire qui me monte aux lèvres, parce-que je pense à ça, à vous, à toi. Je me dis que j'ai mes chances. Que peut-être, ce soir, je serai heureuse.
°Et si j'osai...?°
# Posté le mardi 08 avril 2008 17:08
Modifié le mardi 08 avril 2008 17:47